Parcours

P
ierre, Auguste, Désiré Parsus est né le 6 juin 1921 à Paris, rue du peintre Charles le Brun, 13ème Arrondissement.
Son père, d'origine jurassienne, sa mère, d'origine normande, tiennent un petit hôtel, rue de Lourmel,
15ème arrondissement à Paris.

1924. L'enfant est mis en nourrice à Saint-Julien sur Suran (Jura), chez l'horlogier Millet, vieil homme passionné de dessin. Ce séjour marque vivement l'enfant.

Pierre Parsus, pégase

Pierre Parsus, Pégase

1926tiret1927. Ecole maternelle, puis communale à Paris.

1927tiret1932. Pensionnaire quelques mois au Collège Saint-Nicolas, d'Issy-les-Moulineaux, à l'institution Malige à Montrouge et en 1929-1932 au lycée Michelet, à Vanves, où les sports et les arts sont à l'honneur.

1932tiret1935. Externe au lycée Buffon. Intérêt pour le dessin, le français et le sport.
Erre sur les quais de Seine, découvre le Louvre dès 1933. Passion pour Le Radeau de la Méduse de Géricault. Dessine uniquement en copiant des photos de sportifs ou d'hommes politiques.

1934. Choc, révélation en une heure de la Peinture dans un cours du soir de dessin, place du Commerce, 15ème arrondissement, grâce à un professeur et peintre, Jean-Pierre Perroud. Premières peintures à huile, découverte des salles de l'Ecole Impressionniste (à cette époque au Musée du Louvre) et surtout de Rembrandt.

1935. Reçu premier en peinture et décoration à l'Ecole des Arts Appliqués, rue Dupetit-Thouars, 3ème arrondissement. Cela ne désarme pas une opposition paternelle qui ne s'éteindra jamais.
Très sensible à l'exposition Cézanne de l'Orangerie des Tuileries.

1935tiret1938. Durant trois années, reçoit les enseignements des célèbres sculpteurs Charles Malfray, Robert Wlerick, Jacques Swobada, René Carrière fils d'Eugène Carrière ; des peintres Jacques Lecaron et Georges-Louis Claude.

1937. Ouverture de l'Exposition Internationale sur les bords de Seine voisins de l'hôtel familial. Edification du Palais de Tokyo et du nouveau Trocadero sous les yeux du jeune homme.
Importante exposition Van Gogh. Grand choc !
Découverte de la toile Guernica de Picasso, au pavillon espagnol.
Exposition des Maîtres Modernes au Musée du Petit Palais. Fréquentation assidue de la bibliothèque des Arts Décoratifs. A pour amis les futurs sculpteurs René Babin et François Cacheux.

1938. Sa famille quitte Paris pour se fixer à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Il y fait du paysage, dessine beaucoup en dehors de l'Ecole. Lit les Lettres de Van Gogh à son frère Théo.
Décore à titre bénévole l'Ecole de Montfermeil, avec ses camarades des Arts Appliqués, Jean Terrasson et Lucien Alexandre. Très frappé par l'Exposition Corot, à l'Orangerie des Tuileries.
Las de l'opposition paternelle, renonce à poursuivre aux Arts Appliqués. Travaille auprès de l'excellent décorateur en glaces peintes Fernand Renard. Travaux pour les décorateurs et pour les grosses fortunes américaines, signés Franky par Fernand Renard. L'écrivain André Perrin (alias André Mantaigne pour la Critique d'Art) remarque ses dessins et l'encourage.
Le soir, fréquente les Cours de Modelage de Robert Wlerick ou encore l'Académie de la Grande Chaumière, où il fait la connaissance de son futur mécène.

1939. Fernand Renard mobilisé, la guerre déclarée, le jeune homme suit aux Arts Appliqués une formation de chaudronnier-formeur pour l'aviation.

1940. Début juin, assiste, près d'Orléans, à l'enterrement de Charles Malfray, son maître. Quatre jours après, fuite vers le Sud en bicyclette en compagnie de son père et, dans un second temps, avec François Cacheux devant la poussée des troupes allemandes. Accidenté sur les routes de Dordogne, travaille la terre de juillet à septembre inclus chez les paysans périgourdins à Bayac. Découvre que les paysans de Jean Giono sont une création poétique...
Octobre. S'engage aux Compagnons de France pour ne pas rejoindre la zone occupée, y passe quinze mois comme décorateur mural et meneur de jeux en Corrèze, en Dordogne et dans le Lot. Il y croise notamment Pierre Poujade, inventeur du poujadisme.

1941. Mobilisé aux Chantiers de Jeunesse tenant lieu de service militaire, à Arudy (Basses Pyrénées). Décorations murales durant les neuf mois obligatoires.
Au cours d'une permission, fait connaissance à Riom (Puy-de-Dôme) des peintres Bertholle, Idoux, Lenormand, demeure très durablement impressionné par l'orientation symbolique et mystique de leurs travaux.

1942. Juillet. Libéré des chantiers de Jeunesse, regagne Périgueux où il compte quelques amis. Fait connaissance de Guy Bourguignon qui sera, la guerre finie, l'un des Compagnons de la Chanson. Ils sont tous deux rejoints par Yves Joly et Georges Croses, de la troupe des Comédiens de Léon Chancerel, disciple de Copeau et Dullin.
Créent tous les quatre le Théâtre du Berger, montent un " Noël " en marionnettes ; partent, deux mois durant, le présenter en Périgord, Quercy et Limousin. Le jeune Augiéras, futur écrivain, est dans cette équipée.

1943. Mars. Réquisitionné pour le travail obligatoire en Allemagne (le S.T.O.), travailleur à la Locomotiv-Fabrik à Vienne (Autriche) : camp, faim, coups, bombardements. Sur 600 000 jeunes français déportés en S.T.O., 60 000 perdent la vie...

1945. Fuite de Vienne, à pied, avec trois camarades, les Russes encerclant la ville. Retrouve Paris et sa famille le 4 juin ayant quitté Vienne le 4 mai. Santé sérieusement ébranlée.

Georges Gurdjieff

Georges
Gurdjieff

De juin à octobre. Crée pour Yves Joly : le théâtre, les décors et les poupées de Noé, spectacle de marionnettes, donné en novembre à la Comédie des Champs-Elysées, avenue Montaigne à Paris. Retrouve Georges Croses, indéfectible ami.
Accepte la proposition d'un mécénat privé offert par la personne qui avait remarqué son travail avant la guerre.
Novembre. Renoue avec la peinture. Difficile remise en train dans une chambre de bonne, rue de l'Université. Retrouve François Cacheux et René Babin. Peint des souvenirs de déportation parfois morbides, essaie de peindre ses rêves nocturnes.
Suit l'Enseignement de l'éveilleur Georges Gurdjieff auprès de Jeanne de Salzman.
Côtoie, à l'Enseignement Gurdjieff, autour de lui : Louis Pauwels, Pierre Schaeffer, Vera Daumal, Christian Zuber, Yvette Etievant, et y rencontre Lanza del Vasto et Marie-Madeleine Davy, fraternise avec le sculpteur Etienne Martin, y retrouve les peintres Idoux et Lenormand.
Voyage en Belgique : visite les Musées de Bruxelles, Gand, Bruges. Enthousiasme devant Bruegel et Van Eyck.

Elle

Elle

1946. Février. Part peindre dans le sud, à Nîmes. Coup de coeur pour la ville et sa garrigue environnante encore intacte. Le premier des dix-sept jours passés dans la cité, mémorable rencontre avec l'illustre peintre Auguste Chabaud.
A la fin du séjour, se voit proposer par un intime, Philippe Cambessedes, la jouissance d'une maison-atelier près de la Tour Magne. Se lie avec René Horvilleur collectionneur nîmois et peintre.
Juillet. Après quatre mois passés à Paris à peindre, d'après les notes de voyage à Nîmes, retour vers cette ville. Installation dans la maison près de la Tour Magne. Commencement de résultats sur les toiles.
Fait connaissance, le 26 août, de Lucette Bouchet-Delluc, aide-soignante, qu'il épousera, en 1947... pour la vie et union totale.
Rejoint Paris à la fin septembre. Peinture à l'étroit Rue de l'Université.
Expose deux toiles au Salon des moins de trente ans intitulées Piéta et Camp de concentration. Entend beaucoup de peintres de la génération précédente dire que la Jeune Peinture est vieille et faible.
Assiste aux débuts de Paul Rebeyrolle et Bernard Buffet.
Peint tout l'été à Nîmes ; connaît alors un moment de réussite privilégiée dans ses toiles.
Mariage avec Lucette Bouchet-Delluc le 13 décembre à Montfermeil.

1948. Mort de Francis Grüber, inspirateur de la Jeune Peinture.
Signe une exposition avec la galerie Jean Pascaud, boulevard Haussmann, pour l'année 1949.
Le critique Gaston Dielh le qualifie pour concourir au Prix de la Jeune Peinture (Galerie Drouant-David).
René Huyghe, alors conservateur du Musée du Louvre, y soutient sa toile jusqu'à la fin des délibérations du Jury et lui écrit de vifs encouragements. Le peintre demande à André Perrin la préface pour la prochaine exposition.

1949. Février. Première exposition particulière à Paris, galerie Jean Pascaud, qui lui vaut d'être distingué avec seize autres peintres pour concourir à l'annuel Prix de la Critique. Paradoxalement, le succès de son exposition pose questions au peintre. Il fait connaissance, à Nîmes, avec André Vayrette, peintre qui deviendra un ami intime, et avec le ferronnier Daniel Souriou, compagnon du Devoir.
Demande à Lucette de cesser son travail d'aide-soignante et de rester à son foyer. Voyage : aquarelles aux îles Baléares, à Deya (Majorque).
Mort de Georges Gurdjieff.
Lucette, malade, part en sanatorium à Briançon. Séjour, seul, à Paris. Rencontre avec le peintre Gartier, conseillé à l'époque par Roger Bissière, et avec le peintre René Aberlenc, figure importante de la Jeune Peinture, dont le fils, Henri-Pierre Aberlenc deviendra plus tard son ami.

1950. Lucette guérie, retour à Nîmes où il donne une exposition Galerie Marcel Gueidan. Acquisition par le musée de la Ville. Préface du poète occitan Robert Lafont.

Le bonheur

1946-1958 Le bonheur

Fait connaissance de Paul Maugras qui le protégera sa vie durant.
Peint plusieurs portraits de commandes, parfois d'après des enfants.

1952. Prépare une exposition à Paris, au mas Le Moulin Kalinka ; là, peinture de la vie rustique et des animaux, pendant cinq mois, chez son ami Bernard Kruger, près d'Aimargues (Gard).
Brève présentation de cet ensemble à la Galerie Gueidan à Nîmes. Quelques jours avant l'exposition particulière projetée à Paris, concourt pour le Prix de La Villa Abd-el-Tif. Premier prix à l'unanimité.
Mi-novembre. Vernissage Galerie du Faubourg Saint-Honoré. Les toiles présentées y sont de tendance assez réaliste. Accueil favorable de la Critique Parisienne. En particulier de Pierre Desgargues et Georges Besson des Lettres Françaises, hebdomadaire communiste qui soutient la Jeune Peinture Française à ce moment-là. Bernard Lorjou voit l'exposition et propose au peintre de faire partie des quatre artistes qui formeront avec lui le célèbre et tapageur groupe de l'Homme Témoin.
Le proche départ pour la Villa Abd-el-Tif, et le séjour de deux années années qu'offre le Prix, annulent la proposition de Lorjou.
Envoi de deux toiles au Salon de la Jeune Peinture. Elles seront dérobées à la fin de l'Exposition.
Fin du Mécénat Privé. Il aura persisté, dans l'harmonie, sept années durant ! Se lie d'amitié avec Agnès Lefevre et Paule et François Cesari.
30 décembre. Embarquement à Marseille, arrivée à Alger le 31 au matin. Emerveillement devant la beauté de la Villa, palais mauresque magnifique, au-dessus d'Alger, devant la mer. Jardin féerique. Ateliers superbes, vastes et lumineux. (Précédents lauréats, Pierre Pruvost, peintre, et Jean Menoucoutin, sculpteur, sont déjà présents).

1953. Envoi d'une toile au Salon de la Jeune Peinture à Paris.
Exposition en mai à la Villa Abd-el-Tif avec Jean Vimenet. Médiocre exposition, trop hâtive.
Rencontre avec Pierre Bachelot, courtier en tableaux plus que marginal, aide inespéré cependant.
Voyage, aquarelles et peintures près de Didjelli (Basse Kabylie).
Voyage à Michelet (Haute Kabylie). Invité par le journaliste-écrivain Jean Brune. Aquarelles.
Plusieurs séjours chez l'hôtelier-mécène Constant Warin à Tipasa, site chanté par Albert Camus.
Le 15 avril à 5 h 15 du matin, vision par télépathie de celui qui fut son mécène, faisant naufrage en mer. Grand ébranlement intérieur dû à cette circonstance tragique.

1954. Deuxième année du séjour algérien.
Nombreux liens d'amitié dans les deux communautés.
Grands liens noués avec la famille du professeur Aimé Portier.
Peinture à Tipasa, dans le Sud algérien et en Basse Kabylie.
Découverte de la Couleur-Musique et du Sacré de l'Orient.
Rencontres avec Jean Amrouche, Jean Cenac et l'éditeur Charlot.
Arrivée à la Villa des nouveaux Lauréats, le peintre Robert Martin et le sculpteur Cacheux, ami de jeunesse.
Fructueux échanges avec Robert Martin, très bon peintre.
Exposition à la Villa Abd-el-Tif avec Robert Martin et Jean Vimenet.
Trois acquisitions du Musée National des Beaux-Arts d'Algérie.
Une acquisition pour la ville d'Alger par Jacques Chevallier, maire d'Alger.
Une acquisition du Musée de Tipasa.
Exposition d'une toile au Salon d'Automne à Paris.
Début, le jour de la Toussaint, de la guerre d'Algérie.
Décision de prolonger le séjour en Algérie durant six mois encore.

Debout

Debout

1956. Installation du couple à La Madrague, port et plage à l'ouest d'Alger, invité par Madame Maguy Robin.
Séjours à Tipasa. Peinture dans le port d'Alger.
10 juin. Retour en France. Ce séjour algérien aura été une période de création intense et spontanée.
A Nîmes, près de la Tour Magne, le paysage ressemble maintenant à une banlieue banale.
Quinze jours après, départ en voiture pour Málaga, avec Pierre Bachelot. Visite de Barcelone, Madrid et le Prado. Se passionne pour Velasquez, Jérôme Bosch, Goya. Découvre l'Andalousie et l'art hispano-mauresque.
Séjour de trois mois à Málaga. Peinture de portraits et de personnages.
Retour fin septembre à Nîmes.

1956. Mort de son père, qui lui déclare, avant de fermer les yeux : « qu'il avait eu raison d'obéir a sa vocation et de lutter contre lui pour cela. »
Resserre des liens d'amitié avec les peintres René Levrel, Etienne Bouchaud et Eugène Corneau, ainés de la Villa Abd-el-Tif.

Le mazet du Roc, tout près de la tour Magne à Nîmes

1946-1958 Le mazet du Roc
tout près de la tour Magne à Nîmes

1957. Exposition particulière à Paris, Galerie André Maurice, boulevard Haussmann.
Remporte le Grand Prix Fénéon, qui lui est décerné par un jury comprenant notamment Louis Aragon, Jules Supervielle, André Chastel, Georges Besson, Marie Dormoy, le Recteur Sarailh. Elu sociétaire du Salon d'Automne.
Premier prix des peintres orientalistes 1957, Prix Cottet.
Séjour en Avignon, chez le collectionneur-ami Victor Martin.
A Nîmes, il dote d'une grande fresque la Chambre des Métiers du Gard, rue Raymond Marc, à titre gracieux. Imité en cela par les peintres Serge Ripert et Auguste Ginac.
Exposition à Paris, Maison de la Pensée Française, Dix années de Prix Fénéon.

1958. Février. Le couple quitte à regret Le Mazet des Rocs, la maison-atelier près de la Tour Magne, pour s'installer à Remoulins, entre Nîmes et Avignon, dans une vaste maison au bord du Gardon, près du pont du Gard.
Fin septembre. Crue du Gardon, perte quasi totale des oeuvres et du mobilier.
Au même moment, à Paris, mort de Germaine Parsus, née Cordray, mère du peintre.
Rupture avec le courtier Bachelot.
Création par Paul Maugras, René Horvilleur et le Docteur André Meynadier d'un groupe de soutien au peintre.
Important envoi au salon d'Automne.

1960. Février. Exposition particulière à Paris, Galerie Vendôme, rue de la Paix, préfacée par Georges Besson.
L'art conceptuel et le Non-Art (Art contemporain) deviennent l'Art officiel de la France.
Paris cesse d'être la capitale mondiale de l'Art au profit de New-York.
Commence à peindre sur le thème des Géorgiques de Virgile.

jean Giono

Jean Giono

1963. La Galerie Wether Merenciano s'intéresse aux toiles des Géorgiques, en avertit Jean Giono qui accueille le peintre à Manosque, aime ses toiles et les préface pour la présentation à Marseille.
Vernissage de l'Exposition, Galerie Merenciano, rue Fortia, au Vieux-Port de Marseille.
Début de l'amitié avec Georges et Claude Audibert de Marseille.
Exposition à Paris, Galerie André Maurice, le 2 mai, du groupe Le Trois-Mâts avec les peintres René Levrel et André Bauce. Préface de Charles Vildrac.
Peint plusieurs étés aux Îles Baléares avec la famille Portier.
Achète une maison à Castillon-du-Gard, près de Remoulins.
Renoue avec l'enseignement Gurdjieff au groupe de Montpellier où il se lie d'amitié avec l'architecte Jean-Claude Deshons. Y rencontre Marguerite Frémont : biographe du docteur René Allendy, l'un des précurseurs de la psychanalyse en France et grand connaisseur du Symbolisme des nombres. Amitié et correspondance.

1964, Castillon du Gard, la maison sur la place

1964, Castillon du Gard,
la maison sur la place

L'innocence sait tout...

L'innocence sait tout...

1964. Travaille à la restauration de la maison de Castillon-du-Gard avec l'aide de Joseph Galle, des frères Souriou et de Louis Gasq.
Découverte de peintures murales compagnonniques du XVIIIème Siècle.
Aménage à Castillon, y lie amitié avec Jacques et Simone Desgats.
Début du lien avec le peintre Paul Courtin, d'Alès, avec lequel il partagera idées et buts vingt années durant.

1966. Exposition particulière à Paris, Galerie Vendôme, rue de la Paix.

1967. Reçoit la commande du portrait de Sainte-Jeanne Antide, Fondatrice des Soeurs Besançonnes. Toile bientôt emmenée à Besançon, pour la Chapelle de la Maison-Mère.
Campagne de paysages au Mont Lozère, de mai à septembre.
Double exposition particulière à Nîmes :
. Exposition Galerie La Licorne, rue Littré, galeriste Christian Maurel.
. Exposition Galerie Emile Ducros, sur le thème La figure humaine.

1968. Reçoit du père Jean Thibon la commande des onze verrières, de l'autel peint à la fresque et du tabernacle sculpté, pour l'église Saint-Joseph des Trois Piliers, alors en construction à Nîmes, route de Sauve - architecte André Planque.
Etroite collaboration pour la conception de ces oeuvres avec le Révérend Père Robert Daverny.
Vitraux sculptés, gravés et peints dans l'altuglas ; il y travaillera durant plus de dix années.

1969. Présente deux toiles à l'Exposition Les Femmes dans l'Art, manifestation organisée par Les Femmes Françaises, Galerie Jules Salles, à Nîmes.
Projet et exécution de la Cour d'Honneur de la Faculté des Sciences de Montpellier, en collaboration avec François Rouan et Victor Vasarely, et les architectes Jeaulmes et Deshons - Commande d'Etat au titre du 1% (cadran solaire de 1700 m2, terminé en septembre, jamais entretenu par la faculté, démoli dix années après...).
Maquette présentée dans l'Exposition Itinérante Les plus beaux travaux pour le 1%.
Achèvement de deux des vitraux de Saint-Joseph des Trois Piliers.

Georges Brassens 1971. L'éditeur André Philippe, Editions du Grésivaudan à Grenoble, lui commande l'illustration lithographique du roman Regain de Jean Giono (Edition grand luxe).
Séjour à Sault (Vaucluse) pour travailler à ce livre.

Georges Brassens

Georges Brassens

1972. Devant le succès de Regain, le même éditeur lui demande d'illustrer L'œuvre Poétique Complète de Georges Brassens (Edition grand luxe) : trente-deux lithographie couleur.
Exposition aux Peintres de la Provence, Musée Granet à Aix-en-Provence.
Passionné par l'exposition Francis Bacon au musée du Grand Palais à Paris.

1974. Exposition Autour de Brassens et inauguration du livre Georges Brassens(dessins, maquettes, tableaux), à l'atelier de Lithographie Claude Jobin à Paris, en présence de Georges Brassens, ses amis, et Bernard Clavel le préfacier.
Exposition de lithos et maquette au Musée Paul Valery à Sète (Hérault).

1975. Retrouve la Peinture dans un élan nouveau.
Présente deux toiles au Musée des Beaux-Arts de Nîmes à l'Exposition 200 ans de Paysages dans le Gard.
Acquisition par le Musée d'Alès.

1976. Premier voyage en Italie : Venise.
Peinture de paysages sur le site cathare de Montségur (Ariège) durant cinq semaines.

1977. Contrat avec la Galerie Gorosane, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, où le peintre exposera jusqu'en 1986.
Plusieurs expositions particulières à Paris et en Provence.
Août. Exposition particulière à Saint-Tropez.

Andre Vayrette

Andre Vayrette

1978. Février. Exposition particulière à Clermont-Ferrand.

Nouvelle exposition particulière à Saint-Tropez.
Exposition particulière à Royan (Charente-Maritime).
A Nîmes, Paul Courtin le présente à l'architecte et peintre Robert Prohin : échanges et recherches ininterrompus avec ces deux artistes, parallèlement à la relation constante avec André Vayrette, qui décède au mois d'octobre ; le lien se perpétue avec son fils, l'écrivain Christian Vayrette, cité dans Pictor, intime ami.

1979. Médaille d'Or au Festival International d'Arts Plastiques du Hainaut à Mouscron (Belgique).
Exécute deux peintures de 2 m sur 3 m pour le Lycée de Saint-Afrique (Aveyron) : commande d'Etat (détruite).
Deuxième voyage en Italie : Venise, Florence, Sienne, Pise.

Prière de balayer

Prière de balayer

1980. Expose deux toiles au Panorama de la Jeune Peinture au Grand Palais, à Paris.
Exposition particulière à Lyon, Maison de Lyon.

1981. Exposition particulière Galerie Gorosane, où il se réclame du Surnaturalisme.
Préface de Jean-Pierre Bayard.
Exposition au Touquet avec Lili Vandel.

1983. Avril. Importante rétrospective au Cellier de Clairvaux à Dijon (Côtes d'Or) : quatre-vingts toiles.

1984. Commande d'Etat : vitrail coupe-vent de 21 mètres carrés pour le collège de Marguerites (Gard). Architecte Georges Chouleur. (détruit)

1985. Créateur à la Galerie Gorosane du Groupe Les Peintres de l'Essentiel avec Paul Courtin, Philippe Lejeune, Maurice Der Markarian.
Exposition du Groupe au Festival d'Aix-en-Provence, (quatre-vingts toiles), et à l'Abbaye de Fontevrault, sur le thème de l'Alchimie.
Voyage en Espagne et Portugal.
Dernière exposition parisienne à la Galerie Gorosane.

1986. Rupture avec la Galerie Gorosane.
De 1968 à ce moment, en vingt ans, le peintre a profondément évolué ; le travail sur le vitrail et l'illustration d'oeuvres littéraires et poétiques, lui ont révélé un imaginaire que le travail devant la Nature lui voilait. Depuis 1974 l'intérêt pour le paysage a diminué et la peinture de la présence humaine et de son aura l'accapare totalement. Il aborde aussi des sujets tels que Le Phénix, L'Alchimie, cherche à exprimer une transcendance, un sacré.
Exposition particulière, Galerie Etienne de Caussens, Paris rive gauche.

1987. Exposition particulière (cinquante toiles) à l'Espace Benezet d'Avignon.
Acquisition de la toile Le Jumeau Céleste par le Musée de Bagnols-sur-Cèze.

1988. Exposition d'un ensemble de toiles à l'Ambassade de France à Washington (USA).
Fréquents séjours à Paris chez Georges et Irène Vittori, amis fidèles.
Exposition particulière, Galerie Présidence, à Bordeaux.

1990. Mai. Exposition particulière, Galerie Dannenberg, à New-York.

1992. Exposition particulière à Verbier (Suisse), puis à Beernem (Belgique).
Depuis 1974, chaque été, peinture d'après le nu, à Castillon-du-Gard.

1995. Janvier. Exposition particulière, Galerie des Arts,à Nîmes.

1996... Avant la nuit

1996... Avant la Nuit

1997. Novembre. Exposition particulière à l'Hôtel de Région de Montpellier.
Le 19 novembre, dans l'intimité protectrice de la famille Fournajoux, décès de Lucette Parsus, épouse du peintre, compagne magnifique, à Montpellier. L'OEuvre peint s'intériorise par l'effet de cette disparition.

1998. Exposition d'un ensemble de toiles à Ernée (Mayenne), invité d'honneur par le sculpteur Louis Derbre.

1999. Exposition De Brassens à Vous (maquettes, lithos, peintures) autour de la Collection d'Alain Merle (manuscrits, lettres du poète) à Castillon-du-Gard.
Invité par Amélia Oliva, peintre d'esprit visionnaire et providence de l'Âge d'Or du Musée du Colombier d'Alès, Gard. Importante rétrospective : 90 toiles en Hommage à Lucette.
Edition du Carnet d'Atelier de Pierre Parsus par l'éditeur Francis Geurry (Editions Mémoire Vivante, Paris).

Le matin calme

Le matin calme

2002. Ouverture à Narbonne du Musée National de la Peinture Orientaliste. Don de trois toiles à ce Musée.
Exposition particulière dans la Chapelle rénovée de l'Institut d'Alzon, à Nîmes.
Début de la rédaction de Pictor dont le sujet est La Peinture, vécue au quotidien depuis l'enfance.

2003. Commande par la ville de Nîmes d'un grand tableau-affiche pour la féria de Taureaux de la Pentecôte : toile destinée au Musée Taurin de la ville.
Juin. Exposition d'une suite de douze toiles sur les thèmes de Mithra et du Minotaure au Carré d'Art, médiathèque de Nîmes.

2003tiret2004.2005.etc... Conjointement à la poursuite quotidienne de l'oeuvre picturale, rédaction de Pictor.

2006. Parution de L'Art Singulier, édité à Langlade (Gard), ouvrage tiré à mille exemplaires numérotés avec la collaboration de Messieurs Jean-Dominique Nègre, Michel Guillot, Gérard Moschini, et celle, quotidienne de Robert Prohin.

Lumière... Toujours lumière... !

Lumière... Toujours lumière... !

2007. Georges Vittori entreprend la réalisation de l'Inventaire de L'OEuvre et son Catalogue Raisonné, en collaboration avec Christian Vayrette.

2008. Séjour en Belgique, à Buizingen, près de Halle, où il exécute deux toiles de cinq mètres carrés chacune, pour des collectionneurs et amis flamands : Rudolf et Martha Verleyen. Riche et heureuse rencontre avec Isa Slivance et Serg Gicquel, créateurs talentueux de " Livres d'artistes ".
Echanges réguliers avec Robert Prohin et Christian Vayrette.

2009. Poursuite enthousiaste de l'oeuvre peint.

2010. Parution de Pictor, ouvrage de luxe tiré à 1100 exemplaires, numérotés et signés, édité à compte d'auteur. Reproduction de peintures et dessins, Textes de P.L. Parsus. Collaboration avec Claude Audibert, Christian Vayrette, Jean-Dominique Nègre, Michel Guillot et Robert Prohin.
Juillet. Création de l'Association, loi 1901 à but non lucratif, Pierre et Lucette Parsus.

2011. Débuts du livre sur le contenu alchimique du retable du Couronnement de la Vierge d'Enguerrand Opcarton, par Pierre Parsus en collaboration avec Henri-Pierre Aberlenc, Christian Vayrette, Robert Prohin et Georges Vittori.
(A paraître en livre d'Artiste, conçu par Serg Gicquel et Isa Slivance)

2012. Continuation de la réalisation artistique du Catalogue Raisonné de l'oeuvre, par Georges Vittori et Christian Vayrette.
A Buyzingen (Belgique), exposition d'un ensemble de grandes toiles et des illustrations lithographiques de Giono et Brassens, due à l'initiative de Monsieur et Madame Rudolf Verleyen.

2013. Restauration de l'autel maltraité de l'Eglise Saint Joseph des trois Piliers de Nîmes.
Début de l'élaboration du site Lucette et Pierre Parsus, Peintre, www.lucetteetpierreparsus-peintre.com par Marion Pruneau, à Aubagne, documenté par Pierre Parsus.

2014. Terminaison du premier tiers du Catalogue Raisonné de l'oeuvre imprimé et relié par Georges Vittori en collaboration avec Christian Vayrette.
Exposition d'un portrait de Georges Brassens à l'Exposition Un écrivain, un peintre, à la Fondation Regards de Provence à Marseille.
Achèvement du Site internet Lucette et Pierre Parsus, Peintre, www.lucetteetpierreparsus-peintre.com par Marion Pruneau. Collaboration Claude Audibert. Enregistrements sonores : Antoine Maestracci.


Pierre et Lucette Parsus

Pierre et Lucette Parsus

Gratitude... nous retournant ensemble sur une vie magnifique, surgissent des visages, des regards, des voix aimées, présence indéfectible de ceux qui nous aidèrent dans l'élan vers le Beau.
Unis, nous remercions !!
Pierre et Lucette Parsus.


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